Traditionnel billet de résolutions (2019)

Les billets de blogueuses qui te racontent leurs bonnes résos pour 2019, tu en as déjà lu 150 depuis ce matin et prépare-toi car tu vas encore en lire des palanquées d’ici le 31 janvier. Si tu en as déjà marre, je ne t’en veux point. Va.

Mes bonnes résolutions 2019 me font l’effet d’être plus sincères que d’habitude. Ça doit tenir au fait que mon réveillon de la Saint-Sylvestre s’est résumé cette année à deux épisodes de Game of Thrones ingurgités avec une petite coupette, même pas de quoi se rendre pompette, le tout posé sur une rhino-grippe-bronchite qui semble ne plus vouloir me quitter.

D’habitude, les résolutions du nouvel an ça se prend en hurlant à la lune à 00h02. C’est le moment où tu décides de te mettre à l’escalade alors que tu as le vertige sur un escabeau. De te mettre à la plongée alors que tu as peur du noir et de l’eau. De t’acheter des louboutins alors que, comme 100% de la population, tu n’aimes pas avoir mal aux pieds. De méditer 10 minutes par jour avec Petit Bambou alors que tu sais très bien que tu vas faire la version d’essai de 10 séances gratuites mais que tu vas te décourager quand tu verras qu’il faut payer 4,99€ par mois pour qu’une voix suave t’indique de te connecter à ta respiration — inspir, expir, inspir, expir. À 00h02, tu n’as plus de discernement car tu as ingurgité des litres de mauvais champagne dans l’appart d’un type que tu as vu deux fois, entourée de personnes que tu as vu deux fois mais qui ce soir seront tes meilleurs amis — et les témoins oculaires de débordements plus ou moins avouables. Il te faudra peut-être en supprimer un ou deux.

Sous l’effet de moins de substances toxiques, mes bonnes résolutions 2019 sont peut-être plus sobres, donc. Finalement, c’est assez simple, mes nouvelles résolutions consistent tout simplement à poursuivre le chemin entamé en 2018.

Cette année (en 2018, si tu suis bien) j’ai arrêté de :

  • Porter des soutien-gorge,
  • Me répéter chaque jour que j’étais nulle,
  • Me répéter chaque jour que je n’étais pas capable,
  • Me répéter chaque jour qu’écrire c’était pour les autres.

J’ai commencé à :

  • Écrire,
  • Être consciente de mes qualités,
  • Assumer mes défauts et moins me les reprocher,
  • Assumer ma féminité (au sens d’être une femme et pas un homme),
  • Assumer ma féminité (au sens d’être une adulte et pas une petite fille),
  • Accepter la part de colère qui fait que des fois je crie sur ma fille et je claque les portes même si après je regrette,
  • M’aimer.

J’ai donc décidé de :

  • Quitter mon boulot dans lequel je m’ennuyais pour tenter de suivre mes rêves malgré un haut degré de risque et d’incertitude,
  • Me dire au moins une fois par jour que j’ai de la valeur,
  • Me dire au moins une fois par jour que je suis jolie,
  • Me dire au moins une fois par jour que mon rêve est possible,
  • Me dire au moins une fois par jour que je suis une bonne mère,
  • Me faire passer en premier dans ma vie. Même avant ma fille. Oui.

Cette année (en 2019, cette fois), je vais essayer de poursuivre et de :

  • Claquer moins les portes car ça fait du bruit dans les oreilles, le cœur et le cerveau de soi et des autres,
  • Crier moins pour les mêmes raisons,
  • Être moins dépendante du regard des autres,
  • Assumer plus mes désirs et mes absences de désirs,
  • Faire de l’écriture un métier.

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Ce matin, premier jour de l’année 2019, je suis allée à la plage des Catalans. L’eau était à 15°C, aux dires de l’homme bedonnant et poilu qui nous a délivré l’information. Le soleil brillait. Le ciel avait juste ce qu’il faut de nuages pour que la lumière sur les îles du Frioul soit sublime. Quelques enfants courraient cul nul, leurs petits corps pleins de sable, secouant leurs doigts écartés, ne sachant trop comment se débarrasser de cette matière amusante, mais collante ; petites pelles et petits seaux balisaient la plage ; des gens se baignaient, en maillot de bain deux pièces ou en slip, comme si ce n’était pas janvier, comme un pied de nez à l’hiver et à 2018. J’ai trouvé que c’était de bon augure. Même si, pour être honnête, cela augure surtout d’un réchauffement climatique de plus en plus évident.

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